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La fabuleuse histoire de Sihanoukville

Mardi, mars 15th, 2011

Tout commence au bar l’Equinox a Phnom Penh. Nous allons au concert de At Robiep dans lequel joue Bob Passion. Nom intriguant. On nous avait déjà parlé de lui comme étant le tourneur de Massilia Sound System. Sa musique est assez originale, du punk rock desinterressé et très second degré. On apprend autour d’un verre après le concert qu’il organise un gros carnaval à Sihanoukville du 24 au 26 février. Lui apprend que nous sommes une fanfare et que notre formation est idéale pour ce genre d’événement. Le tour est joué, on arrivera le jeudi 24 midi pour jouer le lendemain pour la parade puis le soir sur la grande scène.

Deux semaines plus tard, nous y voilà. On arrive crevés a Sihanoukville après 5 heures de bus. On arrive l’hôtel affamés pour y rencontrer Bob qui nous explique qu’en fait, il serait mieux qu’on joue sur scène le soir même, vers 19h sur la grande scène. Trop fatigués on ne fait pas la parade l’après midi même.

On rejoint le carnaval vers 18h pour boire des coups et jouons entre un spectacle de clowns et des danseurs pop. Grosse sono. Les cambodgiens, plus habitués au son pop nous boostent le Souba à fond, et dans la précipitation oublient de sonoriser les percussions. Le concert se déroule a merveille pour nous malgré ces détails techniques et le public khmer assez peu réactif. Curieux et abasourdi plutôt. Une fanfare ça n’existe pas au Cambodge.

Fin de soirée, on boit plus que de raison et on se dit à demain matin sur la plage. Un touriste français était venu nous voir exprès, je ne sais plus comment il a entendu parlé de nous mais on a passé le weekend end avec lui, entre autre; il nous conseille la plage Otres Beach, plus calme, à 20 minutes en tuctuc.

Le lendemain matin, direction Otres Beach. Après une 40 minutes de tuctuc sur des chemins pierreux et poussiéreux, on arrive devant une série de bungalows restaurants ou bars. Surprise, il y a plein de touristes. Quand je dus pleins, rien a voir avec Biarritz ou Nice mais on pensait arriver sur une plage vide. En fait non.

On marche sur 1km en longeant tous ces bungalows pour s’isoler un maximum et profiter au mieux de cette plage, effectivement parfaite. En rentrant, on croise les clowns de la veille qui nous conseillent de voir Ritchie, le patron d’un bar sur la plage. L’histoire s’est réglée en 3 minutes chrono. On jouera le soir même chez Ritchie.

Il nous faut retourner au centre ville pour la déambulation, de nouveau 40 minutes de tuctuc dans la poussière sous le soleil pesant, rien comparé à ce qui nous attend. Avec du retard on rejoint le cortège parti juste depuis un quart d’heure. La déambulation dure 1h30 et fini en fanfare face à un parterre d’enfants. Une affaire qui roule. Les khmers sont conquis et les barang (blancs) ont compris le message: on jouera ce soir au Ritchie’s.

Un retour rapide à l’hôtel, une douche et c’est reparti pour Otres Beach. On arrive sur place pour manger dans un premier temps. Il n’y a pas encore grand monde et nous sommes tous fatigués. C’est pas très bien barré cette histoire mais Octopus a plus d’un tour dans son sac et arpente la plage en jouant pour ameuter un maximum de public. Quel plaisir de jouer les pieds dans l’eau de nuit. Retour au Ritchie’s où on enchaine deux sets magistraux à mesure que les gens arrivent pour finir tous saouls face à une quarantaine de personnes survoltés. Les plus courageux d’entre nous se chargent du 3e set. Je dis courageux, il faudrait dire les moins fatigués. La soirée se fini tard et le summum arrive avec le retour en Jeep, conduite par Ritchie lui-même pas très net à cette heure tardive. Comment imaginer rentrer à 8 avec 8 instruments dans une Jeep, de celles qu’on voit dans les films de guerre…

Ritchie est confiant et va bien vite. Il en oublierai presque qu’il a un groupe entier derrière et que la route est très accidentée. On s’est tous accrochés à nos slips (passez moi l’expression) et on est quand même arrivés à bon port, le cheveux au vent et pas mécontents de notre weekend.

Notre périple s’arrête dans le bus pris le lendemain matin direction Phnom Penh. Fin de l’histoire.

Blue Rabbit sur la plage de Kep

Lundi, février 21st, 2011

Le Carnaval de Kep fut une sacrée aventure. Plein de bons souvenirs en compagnie des professeurs et intervenants de l’école française de Kep. Voila un extrait de la Kepattitude ;) sur la plage à la fin du carnaval.

Déjà une semaine à Phnom Penh

Lundi, février 7th, 2011

D’abord quelques photos.


Jusque là tout se passe à merveille. Les enfants de Sok Sabay (que nous ne pouvons pas montrer sur internet pour les protéger) sont adorables, bien entourés et super motivés par tout ce qu’on a à leur apporter. Bilan provisoire : les premières notions de rythme et de musique sont acquises par certains enfants, les autres ont encore un peu de boulot mais on est là pour les divertir, pas les ennuyer avec des théories harmoniques (quoi qu’on verra comment tout cela évolue). On vient donc de finir la phase 1 (découverte, jeux collectifs, notions musicales informelles) pour passer à la phase 2, celle des ateliers à proprement dit. Ce matin, c’était corporythme avec Yoann et Mathias, chant avec Janek et Clément, danse avec Mélissa et Jean-Yves. Je vois depuis la fenètre du bureau où j’écris que l’atelier corporythme à un franc succès (on ira loin avec ces enfants !).

Sinon, question tourisme/concert, on joue mercredi soir au Howie’s bar (un petit rade branché dans le centre de Phnom Penh), le 19 au Gasolina pour le fond raising de Sok Sabay, le 26 février à l’Equinox (tenu par l’énormissime Marco). Entre temps, on fera une virée au Khmer’nival de Sihanoukville organisé par Bob Passion, un expatrié marseillais ancien tour manager de Massilia Sound System. Et puis évidement des prestations improbables dans les rues touristiques pour un public khmer réservé mais très attentif.

See you