Archive ‘voyage’

Le Docu

Mardi, décembre 13th, 2011

Ca y est, le documentaire du projet Octopus est en ligne. Il retrace les 6 mois et demi de voyage du groupe Octopus Brass Band dans ses plus grandes lignes, entre travail avec les enfants et concerts, le principal y est. Bon visionnage et à la prochaine.

Appel aux futurs

Jeudi, novembre 17th, 2011

Fanfare sans Frontières commence à faire des petits, c’est très bien ! Voilà le message de Damien :

Bonjour à tous !
Après les nombreux concerts d’Octopus aux 4 coins de la France, certains d’entre vous ont éprouvé le désir de se lancer dans cette fabuleuse aventure qu’est un tour du monde en fanfare ?
N’ATTENDEZ PLUS !
Des projets se sont déjà formés et cherchent toujours des fanfarons/musiciens pour se joindre à eux. Notamment le projet de Florentin/Salma/Damien/Thomas qui a démarré depuis 2 mois et qui partira en Janvier 2014 pour 8 mois de tour du monde.
C’est dans longtemps vous vous dites ? NON ! Il y a tant de choses à faire, de la recherche de partenaires jusqu’à la mise en place musicale du groupe, et c’est le même temps de préparation des projets précédents (Globe Note et Octopus).
N’hésite donc plus, toi qui a soif de musique, de partage, d’aventure et de découverte, à te lancer pour vivre la meilleure expérience de ta vie avec nous.
Ecris-nous à l’adresse suivante : fsf-janvier2014[at]googlegroups.com pour plus de renseignements ou pour nous rencontrer.
A bientôt !
Damien

Max Planck – Le Clip

Vendredi, août 26th, 2011

Un de nos plus beaux morceaux, enregistré au Népal, réarrangé à Paris, filmé à Madagascar et monté à Rio de Janeiro. On peut dire qu’il a bien voyagé celui-là aussi.

Octopus au pays des Sherpas

Jeudi, août 25th, 2011

Lors de notre voyage, nous avons eu l’occasion de nous balader et de faire autre chose que de l’animation et/ou de la musique. Ici, nous sommes partis en trek dans la région de Taman dans le district de Baglung, au pied de l’Himalaya. Je vous en ai déjà parlé en long, en large et en travers ici (cliquez) et ici aussi (cliquez)

Je vous montre donc enfin la vidéo que Karim et moi avons réalisée sur cette belle aventure de 4 jours.

La prochaine fois, on vous parle du Brésil.

Mathieu

Jouer jusqu’au bout la carte de la transparence

Mercredi, août 3rd, 2011

Plus que 10 jours, c’est le dernier col du Tour de France. L’ambiance devrait être sereine et propice au travail que nous avons à fournir pour cette ultime étape. Il faut pédaler dans tous les sens, sur tous les fronts. Nous ne sommes toujours pas « montés là haut » voir le Christ Rédempteur de près et je ne crois pas que nous aurons le temps d’ici le 12 août mais ce sprint final nous mènera au point culminant de ce voyage.

Mais voilà, l’ambiance n’est pas parfaite. La fatigue générale tiens le premier rôle. Fatigue physique d’abord, Rio est très grand et on marche beaucoup, les enfants de Terr’Ativa ne sont pas les plus calmes qu’on ait vus lors de ce périple et le climat hivernal du Brésil oscille entre canicule, pluie et humidité pesante. Fatigue morale surtout. D’être toujours à 9 les uns sur les autres sans avoir le temps de profiter pleinement de chaque chose, c’est très pesant dans une ville où la culture est reine. Nous n’avions pas ressenti ça dans les autres pays mais ici, c’est flagrant ; une impression de n’avoir rien vu de tout ce que Rio peut nous montrer.

L’animation avec les enfants s’avère être moins satisfaisante que ce à quoi on s’attendait. On en attendait trop sans doute. Les enfants ne sont pas résidents à Terr’Ativa et sont libres de venir ou pas d’un jour sur l’autre. Difficile de construire un spectacle avec des effectifs variant de 3 à 35 enfants d’un jour sur l’autre. Nos efforts ne sont quand même pas vains mais il nous faut prendre beaucoup de recul pour comprendre que notre action est extrêmement bénéfique pour eux et pour l’association. Nous avions prévu de faire un spectacle samedi, nous sommes en train de voir comment transformer ce moment pour « masquer » le manque de travail concret que nous avons fait. Entendez par là que certains enfants sont arrivés au dernier moment et n’ont pas assisté à tous les ateliers. Ceux-là ne seront pas vraiment prêts pour le jour J. Advienne que pourra.

La gastronomie brésilienne tiens un rôle aussi dans ce climat imparfait. Les bons restaurants ne sont pas dans nos budgets et nous nous contentons de beignets frits à la viande, de l’huile, du gras et encore de l’huile. L’avantage dans tout ça c’est que du coup, on se fait à manger. Une première en six mois de voyage. L’inconvénient, c’est qu’il faut faire les courses pour neuf, faire à manger pour neuf et faire la vaisselle pour neuf et ça au moins une fois par jour. Difficile de ne pas créer de tension quand on touche au sujet épineux des tâches ménagères.

L’ultime entrave à notre épanouissement total c’est notre proprio. Nous vivons dans un appartement un étage en dessous du sien, l’appart est petit et il y a une magnifique terrasse à l’étage qui nous était grande ouverte à notre arrivée, mais voilà : nous sommes neuf et prenons donc beaucoup de place, ce qui l’agace énormément. Il ne s’était visiblement pas rendu compte qu’un groupe comme le notre était forcément imposant. Même si chacun d’entre nous fait des efforts pour ne pas trop prendre ses aises, il y a toujours un problème ou un truc qui ne va pas. L’échange avec cet homme était extraordinaire au début, puis cordial, puis nonchalant et finit par être presque irrespectueux aujourd’hui. Nous n’avons pas le courage de déménager pour le peu de temps qu’il nous reste. Surtout une question de prix et aussi parce que nous sommes dans un quartier calme et plutôt proche du centre.

Et malgré tout ça, on arrive à avancer. Parce qu’il le faut. Parce qu’on a envie de faire les choses bien. Parce que dans 10 jours, on pourra penser à autre chose et qu’on regrettera tous ces moments où on aurait pu faire de grandes choses si on s’était motivés. Donc on garde la tête dans le guidon et on se dit que finalement, on n’est pas vraiment à plaindre. Une fanfare à vocation humanitaire à Rio, c’est le pied.

Un week end absurde

Lundi, août 1st, 2011

Nous devions aller à Ilha Grande, nous lever vendredi à 3 heures du matin pour passer au moins deux jours sur cette ile magnifique, profiter de la plage, des fêtes de juillet, jouer de la musique et vendre pleins de cd pour être riches et célèbres. Mais on ne s’est pas levés. On a donc raté le bus qui nous emmenait au bateau de bon matin vers Ilha Grande. Que faire ? On se l’est demandé jusqu’à 20 heures, quand on est enfin montés dans un bus direction Paraty. Nous ne savions rien de cette ville balnéaire située sur la côte entre Rio et Sao Paulo.

On arrive sur place dans la nuit (2h du matin) sans aucune idée de où on allait dormir. L’aventure.

Finalement tout se résout assez bien et après une bonne nuit de sommeil nous voilà prêts a attaquer cette journée avec l’énergie débordante qui nous caractérise. Chance : il se tient dans l’enceinte de la vieille ville un festival d’art visuel contemporain (un nom pompeux mais juste). Les rues sont bondées de touristes friqués. Nous avions préparé un bon stock de cd à vendre et ils sont partis comme des petits pains. Les organisateurs du festival nous invitent à jouer le soir pour la cérémonie de clôture du festival et la remise des prix, petits fours, art contemporain et fanfare. Amusant et très lucratif. D’autant qu’on était invité juste après à une soirée privée sur une plage juste à côté de notre hôtel.

Plus qu’une soirée privée, c’était des fiançailles. Grande réception, buffet, alcool et gens de la haute tous plus éméchés les uns que les autres. Une nouvelle aubaine donc pour finir cette soirée en fanfare, la nuit fut longue et se finit dans des états peu respectables à jouer sur la plage et crier notre amour pour le Brésil.

Le lendemain fut un peu plus dur, vous nous comprendrez. D’autant plus sur que les bus pour rentrer à Rio étaient complets et qu’il nous a fallu prendre une correspondance, soit 5h30 de transport avec la gueule de bois. Je ne sais pas pourquoi je vous dis cela. Nous n’avons pas de quoi être fiers de l’état dans lequel nous étions ce jour là mais ça fait quand même partie de notre périple et on vous avait jusque là épargné de toutes ces histoires qui font la vie d’un groupe autour du monde.

Aujourd’hui, lundi, nous nous sommes levés à 6h pour aller travailler à Terr’Ativa et seuls 3 enfants étaient présents. C’est le premier jour de classe après deux semaines de vacances, peut être que les enfants étaient à la même soirée que nous mais n’ont pas encore réussi à s’en remettre. Non, je vais trop loin, j’arrête.

Ahhh Riou di Djaneirou !

Mardi, juillet 5th, 2011

Tout va trop vite, déjà plus de deux semaines qu’on est ici et une impression de ne rien avoir fait.
Rien? non, pas du tout ! A l’heure où je vous parle, Clément, Jean-Yves, Yoann et Olivier sont avec les enfants de Terr’Attiva à Morro do Fuba. C’est le premier atelier, même si nous avons déjà vu les enfants pendant notre journée « concert/premier contact » où nous avons joué pour eux et leur avons fait essayer nos instruments. C’est toujours rigolo de les voir crier dans un soubassophone, tabasser la grosse caisse ou se vider les poumons dans une trompette. Evidement, la plupart auraient besoin de plus de temps pour sortir un son correct mais ce n’est pas notre but ici. Si nous voulons créer une action pérenne, il ne faut surtout pas leur apprendre à jouer d’un instrument qu’ils n’auront sans doute jamais l’occasion de toucher à nouveau. Et pour la suite du programme avec les enfants, tout est bouclé : on a un thème, un organigramme et de nouvelles idées d’animation. Le tout avec la bénédiction des encadrants de Terr’Attiva.

Rien? non, puisqu’on a déjà fait maintes fois nos preuves en fanfare dans les rues de Lappa, à la Fundicao Progress, dans une université, dans une soirée étudiante, à une jam session de jazz, sur la plage de Copacabana et encore devant les arches de Lappa. On ne chôme pas mais le rythme est différent. Ici, les fanfares se comptent sur les doigts d’une main et les opportunités pour jouer sont très nombreuses mais le terrain musical est déjà inondé des musiques brésiliennes – et oui, Rio ne nous a pas attendu pour faire et aimer la musique. Surtout que les cariocas sont très fiers de leur production musicale et ils ont de quoi. La bossa Nova et la Samba en est leur fer de lance, et laissez-moi vous dire que musicalement, ce n’est pas rien.

Mais alors, pourquoi cette sensation de ne rien faire? Peut-être parce qu’il nous a fallu ces deux semaines pour préparer un terrain fertile à notre projet ici, à Rio. Que nous sommes moins uniques ici qu’au Cambodge. Même si la plupart des gens que nous avons rencontrés nous mettent sur un piédestal. La ville est immense et la vie plutôt chère. Nous n’avons arpenté qu’environ un dixième de sa superficie. On n’est pas encore « monté là haut » même si nous avons la chance de voir le christ rédempteur tous les jours depuis notre terrasse.

C’est long à mettre en place mais ça va être grandiose. Si j’osais être familier, je dirais que ça va défoncer sa mère! (pardon maman)

A la prochaine

Max Planck au pays du mora mora

Vendredi, juin 24th, 2011

De tous nos voyages, de tous nos moyens de transport, il y en a un qui nous aura marqué : le taxi brousse. Non par sa vétusté ou son inconfort total mais parce qu’on n’a pas ça en France, un taxi pour nous 8, seulement nous 8. Qui s’arrête quand on veut, qui mange à notre table et assiste à nos concerts. La relation n’est pas la même. Surtout quand le moindre trajet prend 3 heures.

Ce matin là, on rentrait de Fianaransoa. On avait fait un concert la veille devant plusieurs écoles réunies à l’Alliance Française de la ville. Après une courte nuit à l’hôtel, on reprend la route pour Antsirabe. On doit être au centre des Enfants Du Soleil pour 14h. Il nous faut partir vers 5h30 du matin. Réveil 4h30.

La route est longue et sinueuse et le brouillard matinal des hauts plateaux rend ce voyage magique.

Mada, le sprint final

Samedi, juin 18th, 2011

En attendant les photos des concerts à proprement parler, voici les coulisses de cette dernière semaine épuisante.

11h : départ en taxi brousse pour Nosy Bé.

départ

15h : pause

l'octobus

9h : le lendemain petit déjeuner à Nosy Bé.

petit dej

10h : le lézard finit nos restes.

le lézard

11h : départ pour les balances du Donia Festival.

départ pour les balances

11h30 : test espace sonore. 80kW de son !

la scène du Donia

12h : repos après les balances

repos

17h : bain de mer au coucher du soleil.

sur la plage

18h : Mélissa a trouvé un coquillage.

melissa sur la plage

20h : ordre de passage sur scène.

ordre de passage

23h : concert de Jerry Marcos.

la scène du Donia

14h : le lendemain, départ pour Sainte-Marie.

départ en 4x4

17h : coucher de soleil sur la savane.

coucher de soleil

18h : pause.

pause pipi

22h : problème d’alternateur à 8 heures du prochain village.

problème alternateur

7h : le lendemain, arrivée à Antalaha.

Janek au petit matin

11h : le lendemain, départ pour Sainte-Marie en avion.

melissa et l'avion

13h : dans l’avion.

Karim dans l'avion

13h30 : survol de la côte malgache.

la cote malgache

13h : le lendemain.

Yoann et Clement

13h : le lendemain, tournage au bord de l’eau.

Octopus a la plage

17h30 : vue de notre chambre.

coucher de soleil au princesse Bora

6h : le lendemain, sur le port de Sainte-Marie.

départ pour Tamatave

8h : en pleine mer.

la mer démontée

14h : retour vers Antananarivo

dans le camion pour Tana

21h : concert au Kudeta à Tana.

affiche Kudeta

16h : le lendemain, départ pour l’aéroport.

le ciel

La musique, oui la musique

Vendredi, mai 20th, 2011

On n’a jamais aussi peu joué qu’ici, à Antsirabe. Mais on n’a jamais autant appris musicalement. Passer des soirées entières à taper le temps sur des rythmes sega, c’est tout un programme. Défi à tous ceux qui croient savoir où est le temps sans s’en être bouffé jusqu’à plus soif.
On loge chez Billy, une guest House tenue par Billy, logique. Ses employés sont remarquables à plus d’un titre, du service à la musique, tout est parfait. La preuve :


Les toques blanches, ce sont les cuisiniers, le gars en rouge, c’est Billy lui même. Tout est dit.

Si la bande à Billy ne vous convainc pas, peut-être que cet enfant du centre saura vous attendrir. Un tube malgache, un bidon acheté au marché et un bout de bambou. Et puis voilà :